Archives pour la catégorie Je veux un conseil !

Livres conseillés par vos libraires

La Cantine de Minuit de Yarô Abe aux éditions du Lézard Noir

« Quand la journée des autres se termine, la mienne commence. »

On l’appelle la Cantine de Minuit. Ce petit izakaya (bar-restaurant) ouvre de minuit à 7h du matin et voit défiler en son cœur une population nocturne des plus diversifiées : ouvriers, stars du cinéma, hôtesses, yakuzas, insomniaques, salary men… Sur la carte de cette cantine : rien. Le Chef prépare selon les saisons, les envies et les demandes des clients.

Un peu à la manière du Gourmet Solitaire de Taniguchi (mais de manière un peu moins lisse peut-être), Yarô Abe nous dépeint un Japon des plus hétéroclites, le tout sans jugement. Avec un amour pour ce moment partagé autour du repas (et d’une boisson ou deux), l’auteur nous fait à la fois saliver et découvrir la culture japonaise dans ce qu’elle a de plus conviviale. Chaque chapitre de ce manga est l’occasion de découvrir un plat et une histoire individuelle. Le temps d’un plat, les tranches de vie se déroulent et les différences sociales s’aplanissent.

Le dessin de Yarô Abe est assez original, moins lisse et plus marqué qu’un manga « classique ».  La Cantine a réuni plus  7 millions de lecteurs au Japon, a été adaptée de nombreuses fois et récemment par Netflix. L’auteur sait être drôle, émouvant et touchant à la fois. C’est pourquoi on demande du rab !

  • La Cantine de Minuit, Yarô Abe, Éditions Le Lézard Noir, 18€
Commander/Réserver ce livre

AU TEMPS BULLER : un Festival de Bande-Dessinée à la librairie !

AU TEMPS BULLER - Un festival de bande-dessinée à la librairie Au Temps Lire le samedi 17 février de 10h à 18h avec Héloïse Chochois, Nicolas Delestret, Lucas Harari, Gaël Henry, Alex W. Inker et Winoc. Des dédicaces, des dessins, des défis et des délires au programme !

« Au Temps Buller » est le nom de ce nouveau Festival exceptionnel, la BD est son univers, six est le nombre de ses invités exceptionnels, le SAMEDI 17 FÉVRIER est la date à marquer d’une énorme croix sur votre calendrier ! Que vous soyez passionnés de BD, amateurs ou totalement novices, vous allez aimer cette journée ! Après le festival d’Angoulême, le monde de la BD prend ses quartiers chez vos libraires préférés. Nous sommes en train de concocter un petit programme riche en dessins, en défis et en délires, en voici les temps forts :

Le Programme

10h – 10h30 : Pour lancer la journée, vos libraires vous offrent un café (d’accord, un jus d’orange ce sera possible aussi) à partager avec Winoc, Alex W. Inker, Gaël Henry et Nicolas Delestret. Petit moment privilégié pour échanger tranquillement avant que la foule ne se jette sur les artistes.

11h : Arrivée attendue et applaudie d’Héloïse Chochois et Lucas Harari en provenance de la capitale ! C’est parti pour un premier défi dessiné à six autour d’une fresque collaborative improvisée. Suivront présentations, dédicaces, questions en tous sens ou en toute confidentialité.

13h – 14h30 : Vos héros bédéistes reprennent des forces en coulisses.

14h30 : Des défis dessinés en cascade, par équipe, en parallèle, en impro, en solo ou tous ensemble ! Liberté, créativité et talent se conjuguent sous vos yeux ébahis entre rires et dédicaces.

16h : Des carnets de croquis dévoilés, des photos à prendre, encore des dédicaces à s’offrir et tout ce que vous voulez pour finir la journée en beauté !

Nos 6 invités

Héloïse Chochois – La Fabrique des Corps – Éditions Delcourt

Héloïse Chochois - Au Temps BullerJeune dessinatrice, Héloïse Chochois est aussi une passionnée de sciences. Diplômée en Design d’illustration scientifique, elle se fait d’abord remarquer  en ligne avec son blog Infiltrée chez les physiciens. En juin 2017, elle publie sa première BD La Fabrique des Corps chez Delcourt dans la collection Octopus (dirigée par nul autre que le dessinateur Boulet). Dans cette première BD, elle a choisi  un sujet peu commun : l’amputation. Un peu à la manière de Marion Montaigne et de sa série de BD Tu mourras moins bête,  elle nous conte l’histoire des prothèses, d’Ambroise Paré à l’homme augmenté rêvé par les adeptes du transhumanisme. Une belle découverte toute en couleurs et en lignes douces pour un sujet aussi surprenant que passionnant !

Nicolas Delestret – Adieu Monde Cruel ! – Éditions Bamboo

Nicolas Delestret - Au Temps BullerNicolas Delestret est lillois et dessinateur de BD. Parmi ses publications entre 2007 et 2011, l’adaptation BD en quatre tomes de l’œuvre de Victor Hugo : L’homme qui rit où il assure le dessin et la colorisation. En 2017, il revient avec Adieu monde cruel ! Une bande-dessinée humoristique publiée chez Bamboo contant l’histoire de quatre personnages très différents réunis par une idée : leur suicide collectif. Commence alors pour eux une aventure riche en rebondissements. Un road-trip plein d’humour qui n’est pas sans rappeler Les Vieux Fourneaux.

Lucas Harari – L’Aimant – Éditions Sarbacane

Lucas Harari - Au Temps BullerLucas Harari est fils d’architecte, diplômé des Arts Déco et adepte du dessin à la ligne claire. Il s’inspire d’Hergé mais aussi des dessinateurs de comics américains comme Charles Burns. Il nous livre sa première BD L’Aimant publiée aux éditions Sarbacane.  Le héros, Pierre, se rend en Suisse enquêter sur une salle cachée dans les thermes de Vals. Entre polar, thriller et récit fantastique, Lucas Harari nous transporte dans son univers sensible tout en nuances de bleus et de rouges. Coup de maître pour cette première BD largement saluée par la critique.
En lire plus sur : France Inter et France Culture.

Gaël Henry – Jacques Damour – Éditions Sarbacane

Gaël Henry - Au Temps BullerGaël Henry a étudié les Beaux-Arts à Tournai et publié sa première BD Alexandre Jacob chez Sarbacane en 2016. Il y dessine avec talent le Robin des Bois du 19ème siècle, un anarchiste à qui on attribue plus de 500 cambriolages. En 2017, Gaël Henry signe une nouvelle BD Jacques Damour, adaptation du roman éponyme d’Émile Zola qui prend place au moment de la Commune de Paris et dresse le portrait d’un ouvrier luttant sur les barricades. Deux BD historiques très réussies dont le style graphique n’est pas sans rappeler celui de Manu Larcenet !

Alex W. Inker – Panama Al Brown – Editions Sarbacane

Alex W. Inker - Au Temps BullerDéjà remarqué pour sa première BD Apache (« voyou » en argot) publiée aux éditions Sarbacane, Alex W. Inker est un dessinateur à suivre. Dans sa première BD, il nous racontait le Paris des années 20 avec argot proche de celui de Céline ou d’Audiard. Cette première BD a d’ailleurs été récompensée par le prix SNCF Polar en 2017. Dans Panama Al Brown, l’auteur exhume un boxeur oublié par l’histoire et pourtant Champion du monde et intime de Cocteau. De Panama à Paris, Alex W. Inker nous conte l’histoire d’un homme qui n’avait jamais voulu se battre, qui arrivait sur le ring cigare à la bouche et qui passait ses nuits à chanter du Jazz. Avec ce personnage, c’est tout un pan de l’histoire qui renaît sous nos yeux. Un roman graphique de grande qualité qui confirme le talent de son auteur. Écouter son interview sur France Inter…

Winoc – Gran Café Tortoni – Editions Bamboo

Winoc - Au Temps BullerEst-il encore nécessaire de présenter Winoc, un habitué de la librairie ? L’auteur de la saga historique La Rafale a connu un immense succès avec son roman graphique Le Postello ! Cette BD met en scène l’histoire vraie d’un homme qui tente de faire expertiser un tableau de Degas chiné dans une brocante. Winoc revient en ce début d’année avec Gran Café Tortoni, une nouvelle parution chez Bamboo qui nous emmène à Buenos Aires. Une BD très attendue qui n’est pas sans rappeler le crayonné du Postello et mêle avec élégance tango, séduction et ambition.

La Fissure de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

Ce week-end commençait sous les meilleurs auspices pour Xavier Barthoux, dernier représentant commercial d’une entreprise de nains de jardin. Accompagné de sa chère et tendre et de son chihuahua (tant désiré par Madame), la petite famille prenait comme chaque week-end du bon temps dans leur résidence secondaire des Cévennes qu’ils venaient de terminer de payer. En cette douce matinée de juillet, rien ne semblait être en mesure d’atteindre le moral de Xavier… Mais c’était sans compter la découverte d’une fissure sur la façade de la maison. Cette dernière, si anodine soit-elle, mettra à mal toutes les certitudes de notre homme et sera le déclencheur d’un grand chambardement dans sa vie, aussi bien du côté professionnel, familial que d’un point de vue plus personnel.

« Comme les arbres, les êtres humains ont besoin d’un cran de chute pour que s’engage le processus d’effondrement. Il peut se présenter sous différentes formes, grossières ou non, provoquées ou pas, parfois violentes, souvent imprévisibles. Un décès inattendu, une grossesse non désirée, l’apparition d’une tumeur minuscule au cœur d’un sein, un coup de canif dans le contrat de mariage, une lettre de licenciement dans le courrier du jour […], autant de gouttes susceptibles de faire déborder le vase. Il peut toutefois prendre une apparence plus subtile et se montrer d’une inoffensive banalité. » (Page 8)

Entre pétage de plomb, discussion incongrue avec un nain de jardin de précisément 62 cm (s’il vous plaît) et autres situations rocambolesques et totale remise en question, La Fissure est aussi un roman sur la recherche d’identité. Est-on vraiment heureux ? N’en a-t-on pas assez de jouer le jeu, de se cacher ? Qui sommes-nous vraiment ? La recherche de ce moi perdu, d’un fantôme du passé ou peut-être d’un nouveau m/soi prendra tout son sens dans la chute finale.

« Les examens révèlent une fracture sévère du coccyx. Et une fracture, une ! eut envie de clamer haut et fort un Xavier euphorique qui avait liché presque à lui tout seul le Puligny-Montrachet pendant que les secours s’affairaient à la cuisine. Bravo ma chérie, pensa-t-il en lui-même. Je m’incline devant ta prouesse. Tu m’engueules quand je casse une patte au toutou mais permets-moi de te dire que casser le cul de sa mère vaut son paquet de points. » (p.138, 139)

L’auteur du Liseur du 6h27, de Macadam et du Reste de leur vie signe ici un troisième roman aux éditions Au Diable Vauvert à la fois drôle, tendre, touchant et complètement jubilatoire qui ne vous laissera en aucun cas de marbre !

  • La Fissure, Jean-Paul Didierlaurent, Éditions Au Diable Vauvert, 18.00€
Commander/Réserver ce livre

1144 livres de Jean Berthier chez Robert Laffont

1144 livres

Notre héros bibliothécaire est né sous X. Il apprend que sa mère biologique qu’il n’a jamais connu souhaite lui léguer un héritage bien particulier : 1144 livres !  N’ayant jamais voulu connaître sa « vraie » mère qui l’a abandonné, il est tout d’abord tenté de refuser cet héritage. Mais son amour des livres et une pointe de curiosité non avouée le persuadent d’accepter. Son plan de ne pas partir à la rencontre de sa mère biologique va cependant être perturbé car les livres qu’on possède en disent long sur qui nous sommes…

Un beau premier roman, poétique et faisant l’éloge de la littérature.

  • 1144 livres, Jean Berthier, Éditions Robert Laffont, 12€
Commander/Réserver ce livre

Konbini de Sayaka Murata aux éditions Denoël

Keiko travaille dans un Konbini – supérette japonaise ouverte 24h/24 et 7j/7 – depuis 18 ans et adore son travail. Bien que ce ne soit pas dit clairement, Keiko est certainement atteinte du syndrome d’asperger et nous comprenons rapidement qu’elle trouve du réconfort dans sa routine et son quotidien. Dans son entourage cependant, on ne comprend pas pourquoi elle ne cherche pas un « vrai travail » ou un mari. Elle va alors avoir une idée assez folle pour palier à ce problème…

Konbini est un beau roman dans un univers simple. Le personnage de Keiko nous fait nous poser des questions sur les pressions sociales, la carrière, l’autisme ou plus simplement sur notre société et plus précisément la société japonaise. Une lecture qui fait du bien.

L’auteure a reçu le Prix Akutagawa (l’équivalent du Goncourt au Japon), a vendu des milliers d’exemplaires, gagné des millions de yens et… continue de travailler dans son Konbini !

  • Konbini, Sayaka Murata, Éditions Denoël, 16.50€
Commander/Réserver ce livre

Georgia, tous mes rêves chantent de Timothée de Fombelle chez Gallimard Jeunesse Musique

 

Découvrez ou redécouvrez le magnifique conte musical, Georgia, tous mes rêves chantent, écrit par Timothée de Fombelle et publié chez Gallimard Jeunesse Musique. Une pléiade d’artistes chantent et racontent Georgia sur une mise en musique géniale de l’Ensemble Contraste. Ce très beau projet a été mené en soutien à l’association SOS Villages d’enfants. L’histoire de Georgia est belle et touchante. Elle parle des secrets de l’enfance parfois difficiles à porter, elle parle des rêves qui nous portent et nous transportent, de ces rêves auxquels on a cru si fort qu’ils se sont réalisés. Et quand d’autres y croient avec nous, c’est encore plus fort. Tous les personnages sont hauts en couleurs, ils sont de ceux qui aident à grandir et à dépasser les plus grandes peurs. Les très belles et reconnaissables illustrations du talentueux Benjamin Chaud portent à merveille textes et chansons tout au long de l’album. Si vous ne connaissez pas Georgia, il faut la rencontrer. Vos libraires en sont fous, ils écoutent Georgia en boucle, ils chantent à la librairie, ils chantent et dansent à la maison avec leurs enfants et leurs chéri(e)s, ils se laissent porter ensemble par ce conte aux allures de comédie musicale. Georgia fait partie de ses albums musicaux que l’on écoute à tous âges, que l’on partage avec ceux que l’on aime et qui vous accompagnent toute une vie.

  • Georgia, tous mes rêves chantent, Timothée de Fombelle, Éditions Gallimard Jeunesse Musique, 24.90€
Commander/Réserver ce livre

NEVERLAND de Timothée de Fombelle, aux éditions de l’Iconoclaste

Attention, en lisant ces quelques lignes vous entrez dans l’univers enchanteur et délicat de Timothée de Fombelle. C’est lui qui a donné vie à Tobie Lolness, ce jeune garçon qui mesure moins de deux millimètres et vit dans un arbre avec tous ses semblables. C’est aussi de la plume de Timothée de Fombelle qu’est né le personnage de Vango et le roman éponyme également classé en littérature jeunesse. Mais il n’y pas d’âge pour entrer dans l’univers de Timothée de Fombelle, il faut juste se laisser faire. Timothée de Fombelle semble toujours à la lisière de l’enfance et du monde des adultes. Et comme pour tenter de concilier les deux, il a écrit son premier roman en « littérature adulte ». Il est paru cet automne aux très belles éditions de L’Iconoclaste. Neverland est son titre, pays imaginaire peut en être la traduction. Timothée de Fombelle y part en chasse de l’enfance, il a décidé de la capturer entière et vivante.

Dans Neverland, les doux souvenirs de l’enfance affleurent et se livrent avec beaucoup de poésie et de délicatesse. Emotions, sourires aussi, souvenirs surtout et par dessus tout l’irrésistible envie de prolonger cet état de l’enfance retrouvée, cette incroyable capacité à imaginer et à rêver parce que vu du coté des adultes, il n’est pas toujours facile d’être grand ou de faire semblant d’être grand. Souvenez-vous de ces moments où sur la banquette arrière de la voiture, vous faisiez semblant de dormir espérant qu’un adulte vous porte et vous dépose dans votre lit. Souvenez-vous de ces escaliers de grenier, de ces boites remplies de mille photos, de ces tiroirs à trésors, de ces cabanes de bric et de broc refuges douillets et prometteurs.

Il y a du Peter Pan dans Timothée de Fombelle qui se plaît à dire qu’il ne renoncera jamais à l’imaginaire et qu’il veut simplement faire grandir en lui l’enfant et le garder vivant. Au delà de ce très beau texte ainsi confié par Timothée de Fombelle à son lecteur, Neverland offre aussi un précieux éclairage sur ses romans classés en littérature jeunesse et l’on mesure dès lors combien cette frontière peut être nuancée.

Une fois Neverland refermé, c’est un immense monde des possibles qui s’ouvre à nous. Peut-être parce que ce sont nos rêves d’enfant qui nous donnent la force de grandir et de voir la vie autrement, par le prisme de l’enfance, encore mieux avec des yeux d’enfant et avec cette capacité d’imaginer sans borne et de ne retenir que l’infime bonheur quand il existe.

Timothée de Fombelle a quelque chose du gardien de nos rêves d’enfants et il nous donne à chaque page l’envie d’y croire un peu plus. Suivons-le. Ne nous privons pas. Et comme pour parfaire ces délicieux moments, accompagnez les d’un magnifique conte musical, Georgia, tous mes rêves chantent, écrit lui aussi par Timothée de Fombelle. Vous l’écoutez, il vous emporte, vous émeut, vous le réécoutez en boucle, vous lisez Neverland et vous vous laissez porter par la douceur de l’enfance, par ses secrets et ses rêves. Essayez, vous verrez…

  • Neverland, Timothée de Fombelle, Éditions de L’Iconoclaste, 15.00€
Commander/Réserver ce livre

Underwater de Yuki Urushibara chez Ki-oon

Alors que la canicule s’abat sur le Japon, la jeune Chinami est prise d’un vertige au cours d’un entraînement sportif. Elle rêve alors d’un village où il ne fait que pleuvoir et où elle rencontre un jeune garçon. Quand l’expérience se renouvelle par la suite, la jeune fille se demande alors s’il s’agit réellement d’un rêve ou de quelque chose de plus enfoui. D’ailleurs avec la chaleur, le niveau de l’eau du barrage qui jouxte son village descend et révèle peu à peu un ancien village immergé…

C’est beau. C’est poétique. C’est nostalgique. C’est très japonais.

Cela évoque des œuvres comme Chihiro, Your Name ou Quartier Lointain.  Une histoire magnifique en deux tomes tout simplement…

  • Underwater Tome 1/2, Yuki Urushibara, Éditions Ki-oon, 15€
  • Underwater Tome 2/2, Yuki Urushibara, Éditions Ki-oon, 15€
Commander/Réserver ce livre

L’histoire fabuleuse du Français insouciant devenu Chinois insurgé de Victor Guilbert aux éditions Hikari

Notre héros est auteur de pièces de théâtre, en panne d’inspiration et amateur de bières en terrasse. Au moment où sa copine lui propose de s’installer avec elle à Shanghai, il se dit que c’est peut-être pour lui l’occasion d’un nouveau départ et accepte. Ce simple déménagement à l’autre bout de la planète va en effet lui offrir matière à écrire…

Un roman drôle et bien écrit sur les nombreuses joies de l’expatriation : la découverte d’une autre culture, le dépaysement, la perte de repères, l’intégration, etc. Le ton décalé du narrateur est vraiment appréciable. Les amateurs des récits de voyage de Julien Blanc-Gras (Briser la glace, Dans le désert, In Utero)  retrouveront un humour similaire. Une petite perle publiée par les éditions lilloises Hikari !

  • L’histoire fabuleuse du Français insouciant devenu Chinois insurgé, Victor Guilbert, Éditions Hikari, 17.50€
Commander/Réserver ce livre

Le lutin bleu de Janik Coat et Bernard Duisit aux éditions Hélium

On les appelle pop-up, livres animés ou livres à système. Ils sont magiques, époustouflants et enchanteurs. Ils prennent vie au fil des pages et développent des volumes et des mises en mouvement grâce à des systèmes et des mécanismes ingénieux. Le travail qui se cache derrière ces livres extraordinaires est celui de l’ingénieur papier. Le génial Bernard Duisit exerce cette profession-passion avec un talent qui fait de lui un magicien du papier.

Il a ainsi notamment co-signé le magnifique pop-up du Petit Prince aux éditions Gallimard. Il réalise également des pop-up craquants et colorés aux excellentes éditions Hélium. Il a par exemple collaboré au pop-up 10 P’tits Pingouins de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet. C’est également lui qui se cache derrière l’ingénierie de la collection “Un pop-up pour les petits” avec notamment Ça dépend, Tu fais quoi ?, Comment tu dors. Il forme aussi un excellent duo avec la talentueuse Janik Coat et après Le cube rouge, ils reviennent ensemble avec Le Lutin Bleu et c’est encore très réussi !

Dans ce très beau pop-up, nous rencontrons  l’ours Bernie qui ne retrouve plus le chemin de sa grotte. Soudain, comme par magie,  surgit un lutin bleu qui lui indiquera la direction à suivre. Suivant ces conseils, notre cher ours empruntera la folle Clairière remplie de farfadets polyglottes, nagera dans la Rivière des sirènes et traversera le Monde à l’envers où tout est sens dessus dessous. Rassurez-vous, Bernie finit par retrouver sa grotte, toute cette aventure n’était qu’un rêve ! Mais en êtes vous bien sûrs ? demande le lutin bleu caché à la dernière page…

Ce tout nouveau pop-up est éclatant de couleurs, un brin psychédélique et riche de mille détails à découvrir. Chaque double page offre un décor aux découpes et aux volumes qui laissent le lecteur étonné et admiratif. Le lutin bleu est un malicieux enchantement à découvrir sans plus attendre et surtout sans limite d’âge ! Il ne reste plus qu’à vous souhaiter une très belle promenade en compagnie de Bernie, du Lutin bleu et des petits farfadets aux bonnets rouges…

  • Le lutin Bleu, Janik Coat et Bernard Duisit , Éditions Hélium, 14.90€
Commander/Réserver ce livre