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Concours « Au Temps Buller »


Nous lançons un petit concours « Au Temps Buller » pour pimenter encore un peu la journée du 17 février. Vous trouverez ci-dessous 6 cases issues des albums de chacun de nos invités. Le but du jeu est de créer votre propre planche de BD sur la base de ces 6 cases. La contrainte est simple : liberté et créativité.

Vous pouvez utiliser toutes les cases, seulement quelques une ou même en ajouter, vous pouvez inventer du texte, des dialogues, vous pouvez découper, coller, mélanger, colorier. A vos ciseaux, à vos crayons, c’est vous les artistes, vous pouvez tout vous permettre ! Il ne vous reste qu’à imprimer le document joint ou à le récupérer à la librairie pour réaliser votre œuvre que vous pourrez nous déposer dès aujourd’hui et jusqu’au 17 février à 13h.

Le grand conseil réunissant nos invités désignera les heureux gagnants de ce concours « Au Temps Buller »  et la proclamation des résultats aura lieu à 16h ! Seront en jeu les BD des trois auteurs de chez Sarbacane et d’autres surprises que vos libraires connaissent déjà et qu’ils aimeraient bien gagner…

Un petit exemple réalisé par Rémy. Apparemment il a très envie de participer au concours :

Merci infiniment Timothée de Fombelle pour cette douce bulle d’imaginaire…

Timothée de Fombelle est venu à la librairie aujourd’hui, comme dans un rêve. De Tobie Lolness à Vango, de Victoria à Perle, ce fut un moment suspendu et hors du temps à la librairie qui laissait Neverland se frayer un beau chemin en éclaireur de cet univers. Sourires et échanges, humilité et simplicité, enfants et adultes se sont réunis pendant que les notes de Georgia nous enveloppaient doucement. Merci Timothée de Fombelle pour votre gentillesse et pour cette précieuse Bulle d’imaginaire.

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Georgia, tous mes rêves chantent de Timothée de Fombelle chez Gallimard Jeunesse Musique

 

Découvrez ou redécouvrez le magnifique conte musical, Georgia, tous mes rêves chantent, écrit par Timothée de Fombelle et publié chez Gallimard Jeunesse Musique. Une pléiade d’artistes chantent et racontent Georgia sur une mise en musique géniale de l’Ensemble Contraste. Ce très beau projet a été mené en soutien à l’association SOS Villages d’enfants. L’histoire de Georgia est belle et touchante. Elle parle des secrets de l’enfance parfois difficiles à porter, elle parle des rêves qui nous portent et nous transportent, de ces rêves auxquels on a cru si fort qu’ils se sont réalisés. Et quand d’autres y croient avec nous, c’est encore plus fort. Tous les personnages sont hauts en couleurs, ils sont de ceux qui aident à grandir et à dépasser les plus grandes peurs. Les très belles et reconnaissables illustrations du talentueux Benjamin Chaud portent à merveille textes et chansons tout au long de l’album. Si vous ne connaissez pas Georgia, il faut la rencontrer. Vos libraires en sont fous, ils écoutent Georgia en boucle, ils chantent à la librairie, ils chantent et dansent à la maison avec leurs enfants et leurs chéri(e)s, ils se laissent porter ensemble par ce conte aux allures de comédie musicale. Georgia fait partie de ses albums musicaux que l’on écoute à tous âges, que l’on partage avec ceux que l’on aime et qui vous accompagnent toute une vie.

  • Georgia, tous mes rêves chantent, Timothée de Fombelle, Éditions Gallimard Jeunesse Musique, 24.90€
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NEVERLAND de Timothée de Fombelle, aux éditions de l’Iconoclaste

Attention, en lisant ces quelques lignes vous entrez dans l’univers enchanteur et délicat de Timothée de Fombelle. C’est lui qui a donné vie à Tobie Lolness, ce jeune garçon qui mesure moins de deux millimètres et vit dans un arbre avec tous ses semblables. C’est aussi de la plume de Timothée de Fombelle qu’est né le personnage de Vango et le roman éponyme également classé en littérature jeunesse. Mais il n’y pas d’âge pour entrer dans l’univers de Timothée de Fombelle, il faut juste se laisser faire. Timothée de Fombelle semble toujours à la lisière de l’enfance et du monde des adultes. Et comme pour tenter de concilier les deux, il a écrit son premier roman en « littérature adulte ». Il est paru cet automne aux très belles éditions de L’Iconoclaste. Neverland est son titre, pays imaginaire peut en être la traduction. Timothée de Fombelle y part en chasse de l’enfance, il a décidé de la capturer entière et vivante.

Dans Neverland, les doux souvenirs de l’enfance affleurent et se livrent avec beaucoup de poésie et de délicatesse. Emotions, sourires aussi, souvenirs surtout et par dessus tout l’irrésistible envie de prolonger cet état de l’enfance retrouvée, cette incroyable capacité à imaginer et à rêver parce que vu du coté des adultes, il n’est pas toujours facile d’être grand ou de faire semblant d’être grand. Souvenez-vous de ces moments où sur la banquette arrière de la voiture, vous faisiez semblant de dormir espérant qu’un adulte vous porte et vous dépose dans votre lit. Souvenez-vous de ces escaliers de grenier, de ces boites remplies de mille photos, de ces tiroirs à trésors, de ces cabanes de bric et de broc refuges douillets et prometteurs.

Il y a du Peter Pan dans Timothée de Fombelle qui se plaît à dire qu’il ne renoncera jamais à l’imaginaire et qu’il veut simplement faire grandir en lui l’enfant et le garder vivant. Au delà de ce très beau texte ainsi confié par Timothée de Fombelle à son lecteur, Neverland offre aussi un précieux éclairage sur ses romans classés en littérature jeunesse et l’on mesure dès lors combien cette frontière peut être nuancée.

Une fois Neverland refermé, c’est un immense monde des possibles qui s’ouvre à nous. Peut-être parce que ce sont nos rêves d’enfant qui nous donnent la force de grandir et de voir la vie autrement, par le prisme de l’enfance, encore mieux avec des yeux d’enfant et avec cette capacité d’imaginer sans borne et de ne retenir que l’infime bonheur quand il existe.

Timothée de Fombelle a quelque chose du gardien de nos rêves d’enfants et il nous donne à chaque page l’envie d’y croire un peu plus. Suivons-le. Ne nous privons pas. Et comme pour parfaire ces délicieux moments, accompagnez les d’un magnifique conte musical, Georgia, tous mes rêves chantent, écrit lui aussi par Timothée de Fombelle. Vous l’écoutez, il vous emporte, vous émeut, vous le réécoutez en boucle, vous lisez Neverland et vous vous laissez porter par la douceur de l’enfance, par ses secrets et ses rêves. Essayez, vous verrez…

  • Neverland, Timothée de Fombelle, Éditions de L’Iconoclaste, 15.00€
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Le lutin bleu de Janik Coat et Bernard Duisit aux éditions Hélium

On les appelle pop-up, livres animés ou livres à système. Ils sont magiques, époustouflants et enchanteurs. Ils prennent vie au fil des pages et développent des volumes et des mises en mouvement grâce à des systèmes et des mécanismes ingénieux. Le travail qui se cache derrière ces livres extraordinaires est celui de l’ingénieur papier. Le génial Bernard Duisit exerce cette profession-passion avec un talent qui fait de lui un magicien du papier.

Il a ainsi notamment co-signé le magnifique pop-up du Petit Prince aux éditions Gallimard. Il réalise également des pop-up craquants et colorés aux excellentes éditions Hélium. Il a par exemple collaboré au pop-up 10 P’tits Pingouins de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet. C’est également lui qui se cache derrière l’ingénierie de la collection “Un pop-up pour les petits” avec notamment Ça dépend, Tu fais quoi ?, Comment tu dors. Il forme aussi un excellent duo avec la talentueuse Janik Coat et après Le cube rouge, ils reviennent ensemble avec Le Lutin Bleu et c’est encore très réussi !

Dans ce très beau pop-up, nous rencontrons  l’ours Bernie qui ne retrouve plus le chemin de sa grotte. Soudain, comme par magie,  surgit un lutin bleu qui lui indiquera la direction à suivre. Suivant ces conseils, notre cher ours empruntera la folle Clairière remplie de farfadets polyglottes, nagera dans la Rivière des sirènes et traversera le Monde à l’envers où tout est sens dessus dessous. Rassurez-vous, Bernie finit par retrouver sa grotte, toute cette aventure n’était qu’un rêve ! Mais en êtes vous bien sûrs ? demande le lutin bleu caché à la dernière page…

Ce tout nouveau pop-up est éclatant de couleurs, un brin psychédélique et riche de mille détails à découvrir. Chaque double page offre un décor aux découpes et aux volumes qui laissent le lecteur étonné et admiratif. Le lutin bleu est un malicieux enchantement à découvrir sans plus attendre et surtout sans limite d’âge ! Il ne reste plus qu’à vous souhaiter une très belle promenade en compagnie de Bernie, du Lutin bleu et des petits farfadets aux bonnets rouges…

  • Le lutin Bleu, Janik Coat et Bernard Duisit , Éditions Hélium, 14.90€
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Ce que j’aime vraiment, Astrid Desbordes et Pauline Martin, éditions Albin Michel jeunesse

Astrid Desbordes et Pauline Martin forment décidément un talentueux duo ! La douceur et la justesse des textes de la première portées par les délicates illustrations de la seconde nous offrent des albums devenus tout simplement incontournables. Au fil des titres, leur adorable petit Archibald apprend à grandir tout doucement. Dans Mon Amour, l’amour inconditionnel de ses parents accompagne ses premiers pas dans la vie et pour toute la vie. Dans Un amour de petite sœur, après la crainte d’être moins aimé, Archibald finira par déclarer que ce qu’il préfère avec sa petite sœur, c’est être son grand frère ! Dans Ce que Papa m’a dit, Archibald apprend que l’on peut aller loin dans la vie (et même plus loin encore ) mais que l’on a toute la vie pour cela. Il apprivoise la vie chaque jour davantage et un peu plus à chaque album. Il revient pour notre plus grande joie avec Ce que j’aime vraiment. Dans ce tout nouvel album, Archibald a perdu son match et il ne se sent pas doué du tout. Sa maman l’emmène se promener. Elle lui demande si l’oiseau n’est pas doué parce qu’il ne sait pas nager, si le papillon n’est pas doué parce qu’il ne sait pas chanter, et ainsi de suite… Au fil des pages, Archibald reprend confiance en lui. Certains jours Archibald s’est senti découragé mais ses parents et même sa petite sœur n’ont jamais douté. Archibald comprend qu’il ne peut pas tout réussir mais que s’il trouve ce qui est important pour lui, ce qu’il aime vraiment, il le réussira.
Cet album est encore une fois très réussi, très juste et très réconfortant pour les enfants. Ce que j’aime vraiment est à déposer entre toutes les mains de nos petits pour les aider chaque jour à se construire et à avoir confiance en eux pour découvrir et cultiver le talent que chacun porte en lui.

  • Ce que j’aime vraiment, Astrid Desbordes et Pauline Martin, Éditions Albin Michel Jeunesse, 9.90€
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Ör de Audur Ava Olafsdóttir, éditions Zulma

La romancière islandaise Audur Ava Olafsdóttir revient avec un magnifique cinquième roman traduit et publié aux si belles éditions Zulma. Son titre Ör signifie « cicatrices » et selon son auteur, « ce mot n’est ni féminin, ni masculin mais d’un troisième genre qu’on appelle neutre. Ör est identique au singulier et au pluriel. Le terme s’applique au corps humain, mais aussi à un pays, ou un paysage, malmené par la construction d’un barrage ou par une guerre. Nous sommes tous porteurs d’une cicatrice à la naissance et au fil des années s’y ajoutent d’autres cicatrices ». Le héros de Ör s’appelle Jónas , la vie lui a laissé nombre de blessures.  Elles lui font perdre l’équilibre et l’envie de continuer à vivre. Il décide de partir, loin de sa mère, de son ex-femme, de sa fille, avec pour uniques bagages sa caisse à outils et sa perceuse. C’est dans un pays meurtri par la guerre qu’il posera sa vie. Comme dans chacun de ses romans Audur Ava Olafsdóttir sait faire d’une situation désespérée une histoire lumineuse, délicate et profondément humaine. On  referme Ör avec le courage et l’irrésistible volonté de panser les blessures de chacun, de reconstruire un monde en miettes et de faire la paix. Ce roman est un bouleversement, un enchantement, un miracle. Le plus prestigieux prix littéraire d’Islande lui a été décerné. Audur Ava Olafsdóttir a ce talent de semer un peu de magie islandaise dans ses romans avec une simplicité et une délicatesse exceptionnelles.

  • Ör, Audur Ava Olafsdóttir, Éditions Zulma, 19.00€
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La fonte des glaces de Joël Baqué, éditions P.O.L

La fonte des glaces ou comment le manchot empereur fait irruption dans la vie d’un vieux veuf un peu taciturne. Quand il se prend par hasard d’affection pour l’animal, Louis ne soupçonne pas que ce sera le début d’une aventure improbable qui le mènera aux pieds des icebergs, endossant le rôle d’un activiste de la cause écologique. Si ce roman séduit par son côté décalé, son humour et ses situations cocasses, il révèle aussi des aspects plus profonds et sérieux qui donneront à la lecture une émotion toute particulière. Un conseil: emmitouflez-vous bien et laissez-vous embarquer aux côtés de Louis et de sa « Dream Team » de manchots. Bon voyage !

  • La fonte des glaces, Joël Baquet, Éditions P.O.L, 17.00€
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Jeu Blanc de Richard Wagamese, éditions Zoé

Après le sublime Les étoiles s’éteignent à l’aube, les éditions Zoé nous offrent un nouveau roman bouleversant de Richard Wagamese. Dans Jeu blanc, on retrouve cet attachement à la culture indienne Ojibwé intrinsèquement fondée sur la symbiose avec la nature et la richesse des croyances spirituelles. Malheureusement dans les années 60 au Canada, il est presque impossible de perpétrer cet art de vivre et cette identité si précieuse. C’est ainsi que Richard Wagamese nous raconte la vie de Saul (le sienne peut-être aussi), jeune indien séparé de sa famille et placé dans une institution où « les blancs » s’emploieront à le dépouiller de la plus infime trace de sa culture. Saul subira le racisme et l’exclusion mais ses aptitudes au hockey sur glace, sa volonté et le soutien de certains, lui ouvriront des possibles inespérés. Sa crosse de hockey et son talent suffiront-ils à faire tomber les discriminations terriblement ancrées et lui donneront-ils le courage suffisant de toujours tenir debout, fier de son identité? Le portrait et la vie de Saul sont bouleversants et posent avec courage et émotion la question de l’intégration des minorités et du racisme. Jeu blanc est un roman lumineux et nécessaire. Richard Wagamese est malheureusement décédé trop tôt (au printemps 2017) et le plus bel hommage que l’on puisse lui rendre est de se plonger dans la lecture de ses romans d’une humanité et d’une humilité rares.

  • Jeu blanc, Richard Wagamese , Éditions Zoé, 20.90€
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Pourquoi les oiseaux meurent de Victor Pouchet, Editions Finitude

Une magnifique planche de sciences naturelles dessinée par Adolphe Millot en guise de couverture, un étonnant premier roman pour Victor Pouchet, jeune agrégé de lettres enseignant en classes préparatoires, une maison d’édition audacieuse, Finitude, qui sait dénicher des écrivains de talent, croire en eux et les emmener très loin. Après le succès incontesté d’Olivier Bourdeaut et de son aujourd’hui célèbre En attendant Bojangles, les éditions Finitude font le brillant pari de Pourquoi les oiseaux meurent et c’est encore réussi !

Avec certainement un brin d’auto-fiction, Victor Pouchet nous emmène dans les pas d’un jeune universitaire un peu perdu dans les méandres de sa thèse et dans sa vie d’adulte débutant. Ce n’est pas de son sujet d’étude dont il va être question ici mais d’un fait divers mystérieux dont tout le monde se fiche royalement : il pleut des oiseaux morts en Normandie, à Bonsecours, petite ville où le narrateur a grandi et où vit son père dont il a peu de nouvelles. Il a alors une seule idée en tête, celle de mener l’enquête sur ce mystère ornithologique. Il décide de remonter la seine de Paris à Honfleur en embarquant à bord d’un bateau de croisière sur lequel il rencontre plus de retraités que d’étudiants… C’est le début d’un voyage marginal et initiatique, intriguant et inquiétant, loufoque et poétique avec des questions qui restent sans réponses et des réponses qui n’avaient pas de question. Le résultat, porté par une écriture élégante et pleine d’humour, est simplement jubilatoire.

Victor Pouchet-auteur ou Victor Pouchet-narrateur, les deux sont séduisants, drôles, brillants et attachants et très certainement incollables sur les oiseaux ! Pourquoi les oiseaux meurent ou comment une belle plume (sans jeu de mot facile) vous ouvre les bras d’un avenir littéraire prometteur. Bravo Monsieur Pouchet !

  • Pourquoi les oiseaux meurent, Victor Pouchet, Éditions Finitude, 16.50€
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